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Sécurité alimentaire en boulangerie-pâtisserie : hygiène, traçabilité et méthode HACCP
HACCP

Sécurité alimentaire en boulangerie-pâtisserie : hygiène, traçabilité et méthode HACCP

LABELiO

Travailler en boulangerie-pâtisserie, c’est embrasser un métier ancré dans la tradition culinaire française. Mais c’est aussi composer avec des règles d’hygiène strictes pour garantir la sécurité des produits.

Depuis le 1er janvier 2006, le « Paquet Hygiène » harmonise ces exigences à l’échelle européenne. Que cela implique-t-il concrètement ? Une obligation de résultat : chaque professionnel doit prouver sa conformité en cas de contrôle. Et si ce n’est pas le cas ? Les sanctions peuvent aller jusqu’à la fermeture.

Pour éviter ça, nous nous appuyons sur des repères fiables comme les Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiène (GBPH) ou la méthode HACCP. Ces outils, bien que volontaires, sont validés par les autorités et nous aident chaque jour à répondre sereinement aux exigences réglementaires. Un vrai soutien au quotidien. Des solutions comme LABELiO rendent leur mise en œuvre encore plus accessible.

Les règles générales d’hygiène : un engagement du quotidien, pas juste un principe abstrait

Quand on parle d’hygiène en boulangerie-pâtisserie, on ne parle pas seulement de propreté visible. On parle de sécurité alimentaire, de confiance, de gestes maîtrisés.

Et tout cela s’inscrit dans un cadre réglementaire bien défini, notamment par le règlement (CE) n° 852/2004 et un arrêté du 21 décembre 2009. Ces textes posent les bases : éviter les contaminations (microbiennes, chimiques, physiques), et empêcher que les aliments se dégradent. Ce sont là des fondamentaux. Pour les respecter, nous devons surveiller, entre autres, la chaîne du froid et les traitements thermiques. Rien ne peut être laissé au hasard. C’est pourquoi de nombreux professionnels utilisent LABELiO pour automatiser et tracer ces contrôles au quotidien.

Ces textes ne dictent pas chaque action dans le détail, mais ils imposent un ensemble d’obligations de moyens qui s’appliquent à toutes les étapes de notre activité. C’est là que ça devient concret.

Locaux et équipements

Leur conception doit faciliter un nettoyage régulier, sans zones inaccessibles. On sépare clairement les espaces sales (comme la plonge ou les zones à déchets) des zones propres où l’on prépare ou stocke. Les matériaux utilisés au sol ou aux murs ? Ils doivent être étanches, lavables, non absorbants, non toxiques. Les équipements aussi : lisses, solides, résistants à la corrosion. L’inox ou l’émail sont de bons alliés ; le bois brut, lui, est à proscrire. Et ce n’est pas seulement une question d’esthétique. C’est une réalité quotidienne pour éviter que les microbes s’installent.

Un système de ventilation, bien pensé, permet d’éviter que l’air des zones sales ne circule dans les espaces propres. Les poubelles ? Elles doivent être munies d’un couvercle, s’ouvrir à la pédale. Et ne pas oublier le bac à graisse. Même les sanitaires ont leurs règles : ils ne doivent en aucun cas s’ouvrir directement sur les lieux de manipulation des aliments. Pour les nuisibles, pas de demi-mesure : il faut prévoir des opérations régulières de dératisation et de désinsectisation. Une invasion de rongeurs, et tout peut basculer.

Hygiène du personnel

Les personnes qui travaillent au contact des denrées doivent respecter une hygiène personnelle stricte. Une tenue propre, réservée au travail, est exigée. On parle ici de tablier, de coiffe, de chaussures de sécurité. Les cheveux attachés, les ongles coupés courts, sans vernis. Les bijoux, on oublie. C’est parfois un petit effort, mais on comprend vite pourquoi c’est nécessaire.

Le lavage des mains est un réflexe essentiel. On le fait en début de poste, après les toilettes, après avoir touché des déchets, ou encore après avoir manipulé des œufs ou des légumes. Ce n’est pas une option.

Et pour que ce geste soit efficace, il faut aussi que les équipements suivent : distributeurs de savon remplis, essuie-mains en papier à usage unique, dispositifs adaptés pour le séchage. Les gants à usage unique peuvent être utiles, mais ne remplacent pas un bon lavage. En cas de coupure ? Pansement ou gant. Une toux, un rhume ? Le masque est de rigueur. Et bien sûr, on ne goûte jamais directement avec le doigt ou une cuillère réutilisée. On utilise toujours un ustensile propre.

La chaîne du froid

La chaîne du froid mérite une attention constante. Elle est là pour ralentir, voire bloquer, la croissance microbienne. Une température trop élevée, même temporairement, accélère les risques. Les denrées périssables doivent être stockées entre +2°C et +4°C, sauf indication contraire du fabricant. Et ce, à toutes les étapes : stockage, transport, vente.

Une rupture dans cette chaîne, et le risque d’intoxication devient bien réel. Des outils comme LABELiO assurent un suivi automatisé des températures, réduisant le risque d’erreur humaine. Pour les produits chauds, le refroidissement rapide est indispensable. On parle ici d’un passage de 63°C à 10°C en moins de deux heures. C’est technique, oui, mais vital. Une fois un produit décongelé, on ne recongèle jamais. Et la décongélation ? Elle se fait au frigo, pas à température ambiante.

Les œufs : un cas particulier

On en utilise beaucoup, notamment en pâtisserie. Mais ils représentent un vrai risque sanitaire, notamment à cause des Salmonelles. Les œufs ne doivent pas être lavés, ni nettoyés, ni conservés à moins de +5°C. Leur coquille doit être intacte. Un œuf fêlé ou sale, c’est non. Et nous avons l’obligation de nous fournir auprès d’établissements respectant un contrôle officiel. Il ne s’agit pas de formalité. C’est une précaution qui, un jour, peut éviter bien des ennuis. LABELiO permet aussi de documenter et de centraliser les contrôles liés à ces produits sensibles.

L’eau

L’eau utilisée pour fabriquer, transformer ou conserver nos produits doit être potable. Les communes en sont responsables, mais nous devons être capables de le prouver, avec une attestation. L’eau non potable ne doit jamais être raccordée au réseau d’eau propre. Et si l’on fabrique de la glace en contact avec des denrées, elle aussi doit venir d’une source potable. Rien ne doit stagner : ni au sol, ni dans les enceintes frigorifiques. L’eau, bien gérée, est un allié. Mal gérée, elle peut tout compromettre.

La méthode HACCP : une façon claire d’anticiper les risques alimentaires

Le système HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Points), c’est un outil qu’on connaît bien sur le papier, mais qu’on doit surtout vivre sur le terrain. Il permet d’identifier, de maîtriser et d’éviter les risques sanitaires tout au long du processus de production alimentaire. Une sorte de filet de sécurité, pensé pour nous aider à prendre les bonnes décisions, au bon moment.

Cette méthode, proactive et responsabilisante, pousse chacun de nous à surveiller de près ses pratiques. Et même si les boulangers-pâtissiers ne sont pas soumis à l’obligation de formation HACCP comme c’est le cas en restauration, ils doivent quand même s’organiser autour des grands principes de cette méthode. Car la logique reste la même : protéger le consommateur et structurer nos gestes.

Les sept étapes clés

Concrètement, comment met-on en place un plan HACCP en boulangerie-pâtisserie ? On suit sept étapes clés, simples en apparence mais très efficaces si elles sont bien appliquées.

On commence par analyser les dangers. Cela veut dire qu’on identifie tous les risques possibles : une contamination microbienne, des traces d’allergènes, des résidus chimiques. Ensuite, on repère les points critiques, ceux où le risque est le plus élevé. Par exemple ? Une cuisson mal contrôlée ou un refroidissement trop lent. On fixe alors un seuil à ne pas dépasser. Cela peut être une température, un temps précis, un niveau de propreté. On surveille ces seuils régulièrement, de façon rigoureuse. Et si on détecte une anomalie ? On agit vite : une marchandise à jeter, une vérification à refaire, une mesure à ajuster.

Mais ce n’est pas tout. Il faut aussi vérifier que notre système fonctionne : audit, tests microbiologiques… Ces contrôles doivent être adaptés aux risques et ciblés sur les produits les plus sensibles, surtout ceux qu’on fabrique sur place. Enfin, on garde une trace de tout. Chaque procédure, chaque relevé, chaque décision : tout doit pouvoir être retrouvé en cas de besoin. C’est une question de transparence, mais aussi de bon sens. LABELiO offre un archivage automatique, fiable et accessible, en cas de contrôle.

Les trois piliers pratiques

Ces principes prennent forme autour de trois grands piliers :

  1. Le contrôle des températures : nous relevons celles des frigos tous les matins pour nous assurer que la chaîne du froid tient bon
  2. La traçabilité : chaque produit, depuis sa réception jusqu’à sa vente, doit être suivi, consigné, lisible
  3. Le plan de nettoyage : chaque action de nettoyage ou de désinfection doit être prévue, exécutée et notée

La traçabilité alimentaire : suivre chaque produit à la trace

La traçabilité, c’est un mot qu’on entend souvent, mais que signifie-t-il réellement dans notre quotidien professionnel ? C’est tout simplement la capacité à suivre le parcours d’une denrée alimentaire, depuis sa production jusqu’à sa vente. En cas d’alerte sanitaire, elle nous permet de localiser rapidement les produits en cause, de les retirer, et d’informer sans délai les clients concernés. Le règlement (CE) n° 178/2002 est clair : chaque exploitant doit pouvoir dire d’où vient chaque produit, et à qui il a été vendu s’il s’agit d’un professionnel.

Traçabilité amont

Il est indispensable de conserver tous les bons de livraison ou les factures jusqu’à 5 ans. Ces documents doivent clairement détailler les produits reçus. Lors de leur réception, on vérifie l’état des marchandises, la température du camion, la date de péremption… et on refuse sans hésiter ce qui ne respecte pas les règles. Les produits d’origine animale, quant à eux, doivent toujours provenir d’un établissement agréé, sauf si une dérogation spécifique a été accordée.

Traçabilité interne

Elle concerne tout ce qui se passe une fois que les produits sont entre nos mains. Lorsqu’un produit est déconditionné, nous devons en garder la trace : numéro de lot, DLC ou DDM. Si le produit est entamé ou transformé, une nouvelle DLC – dite secondaire – doit être définie, souvent limitée à trois jours si aucune analyse microbiologique n’est réalisée. Il est conseillé de noter à la fois la date de fabrication et la date limite sur l’étiquette, pour ne pas perdre le fil.

Traçabilité aval

Cela concerne nos clients professionnels : cantines, maisons de retraite, ou toute autre structure recevant nos produits. Dans ce cas, chaque livraison doit être accompagnée d’un bon contenant les coordonnées du destinataire, la date, et la liste précise des produits. Sur les produits livrés, l’étiquette doit mentionner notre nom, la date de livraison, une éventuelle DLC, les conditions de conservation, la liste des ingrédients et les allergènes.

Conservation des documents

Pour les produits à DDM, on garde les éléments de traçabilité 5 ans. Pour ceux sans DDM ou avec une DLC courte, six mois à partir de la fabrication ou de la livraison sont nécessaires. Certains choisissent de tout classer sur papier, dans des cahiers ou des classeurs. D’autres préfèrent utiliser des logiciels, plus précis et souvent plus pratiques au quotidien. L’essentiel, c’est que tout soit facilement retrouvable.

Retrait et rappel de produits

Si un produit ne respecte pas les règles de sécurité alimentaire, il doit être retiré immédiatement s’il est encore en stock. Et s’il a déjà été vendu ? C’est là qu’intervient le rappel. Nous devons alors informer les clients : cela peut se faire par un affichage sur le lieu de vente ou par un communiqué de presse. Ce n’est jamais agréable, mais c’est la responsabilité qui accompagne notre métier.

Informer le consommateur : entre transparence, loyauté et bon sens

Dans notre métier, la sécurité sanitaire ne fait pas tout. Il y a aussi un autre pilier essentiel : l’information du consommateur. Que ce soit sur le prix, la nature du produit ou ses caractéristiques, tout doit être clair, fiable et conforme à la réalité.

Les prix

Chaque produit exposé doit être accompagné d’un écriteau ou d’un étiquetage bien visible, lisible, sans ambiguïté. Pour les produits préemballés, on doit aussi indiquer le poids et le prix au kilo ou au litre. Le pain, quant à lui, a ses propres exigences : il faut mentionner sa dénomination, son poids, son prix unitaire et son prix au kilo, le tout bien en évidence.

La nature des produits

Les denrées non préemballées doivent être accompagnées d’une dénomination précise, issue des usages professionnels ou suffisamment descriptive pour qu’on sache ce qu’on achète. Si le produit a été décongelé, cela doit être clairement indiqué.

Les allergènes

Depuis décembre 2014, il est obligatoire d’indiquer la présence d’allergènes. Et pas oralement : cette information doit être écrite, lisible, visible. Les 14 allergènes concernés sont listés dans le règlement (UE) n° 1169/2011 : céréales contenant du gluten, fruits à coque, crustacés, céleri, œufs, moutarde, poissons, soja, lait (y compris lactose), anhydride sulfureux et sulfites, graines de sésame, lupin, arachides, et mollusques.

Mentions loyales

Loyauté et honnêteté vont de pair. Une mention ne peut être utilisée que si elle reflète la réalité. « Fait maison », « spécialité », « artisanal », « bio », « IGP »… ces mots ont un poids, une valeur, qu’il faut respecter. Par exemple, seul un professionnel qui pétrit, fait lever, façonne et cuit son pain sur place, à partir d’ingrédients bruts, a le droit de se dire « boulanger ». Et ce pain ne doit jamais avoir été surgelé, à aucune étape.

Gérer son activité : entre obligations administratives et bons outils du quotidien

Quand on parle d’hygiène ou de sécurité en boulangerie-pâtisserie, on pense souvent aux normes visibles. Mais en réalité, c’est toute une organisation administrative et logistique qui se cache derrière. Une gestion bien structurée, ça change tout : on gagne du temps, on dort plus tranquille, et on garde les pieds sur terre, même en cas de contrôle.

Déclaration d’activité et qualification

Avant même d’ouvrir, tout exploitant doit se signaler auprès de la DDPP – la Direction Départementale de la Protection des Populations. Et attention : cette déclaration est obligatoire, tout comme la mise à jour en cas de changement.

Pour fabriquer du pain ou des pâtisseries fraîches, il faut détenir un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent. Sinon, trois années d’expérience dans le métier peuvent faire l’affaire. Il ne s’agit pas seulement de diplômes, mais de garantir un vrai savoir-faire.

LABELiO : l’outil qui simplifie tout

Heureusement, certains outils nous simplifient la vie. LABELiO, par exemple, a été pensé spécialement pour nous, professionnels des métiers de bouche. L’application permet de prendre en photo une étiquette pour en extraire automatiquement les informations. Elle centralise les relevés de température, le suivi des produits, les plans de nettoyage… tout est archivé, accessible, et prêt en cas de contrôle. On évite les erreurs, on gagne du temps, et surtout, on respire. Plus besoin de courir après les papiers ou les fichiers Excel.

En résumé : une bonne gestion passe par la rigueur, la transparence et… les bons outils. Et quand ceux-ci sont pensés avec les artisans, pour les artisans, comme LABELiO, c’est encore mieux.

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